dimanche 28 octobre 2012

Une thérapie en groupe ?

C'est difficile d'imaginer que l'on puisse faire de la thérapie en groupe, tant cette pratique est souvent liée à l'idée d'une introspection, d'une intimité partagée dans le cadre d'un tête à tête.

La thérapie en groupe — différente des groupes de parole qui accueillent des personnes partageant une même problématique (par exemple la dépendance à l'alcool, le surpoids etc) — est utilisée dans le cadre de thérapies dites humanistes.
L'un de ses célèbres promoteurs est Irvin Yalom, auteur de nombreux romans à succès et également de livres tels "La thérapie existentielle"  et "the Theory and Practice of Group Therapy", titre qui a ma connaissance n'est toujours pas traduit en français.

De quoi s'agit-il, et à quoi ça sert ?

dimanche 14 octobre 2012

l'art d'être là

Une photo de Marco Anelli,
d'après la performance
de Marina Abramovic.
Il n'est pas rare que, dans certaines formes artistiques, on rencontre de la complicité. Comme si un artiste avait mis en pratique ou matérialisé une de nos pensées, un de nos désirs.
C'est chaque fois à la façon de l'artiste, donc éloigné de ce que nous aurions nous-mêmes produit pour nous exprimer, mais c'est là, troublant, et particulièrement émouvant parfois.

C'est ce qui m'est arrivé avec la performance de Marina Abramovic, qu'une fois n'est pas coutume, j'ai envie de privilégier par l'image.


mardi 9 octobre 2012

Fromage ou dessert ?

Je suis un psy atypique. Parce que je pratique aussi bien la psychanalyse que la psychothérapie.
Ça énerve tout le monde, nombre de mes confrères adorent les chapelles (ça doit les faire se sentir évêques ou papesses), ils aimeraient que tout soit bien rangé dans des petites cases et surtout, que les pratiques soient incompatibles les unes avec les autres. Peur de la contamination, de la frontière poreuse.

lundi 24 septembre 2012

Encore le début

C'est une jeune femme qui est venue d'une façon décidée. Elle a pris rendez-vous au téléphone comme si elle devait se rendre chez un dentiste. Dans ce petit entretien téléphonique sa voix était douce : un fond de tristesse contrastait avec la vigueur, le volontarisme qu'elle avait parfois pour répondre à mes questions. J'avais la sensation qu'elle se défendait de quelque chose, qu'elle était déjà pressée d'en terminer avec ce coup de fil. Il a, de fait, duré fort peu.
Sans que cela me surprenne, je l'ai vue honorer ce premier rendez-vous. Elle est venue.