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mardi 14 février 2017

quelle autorité ?


Pas plus tard qu'hier, le thème de l'autorité s'est imposé lors d'une séance avec une patiente.

Récemment engagée dans une institution en CDD, cette patiente s'intègre rapidement : elle est formée aux procédures de travail de l'entreprise, elle obtient de bons résultats avec les usagers de l'institution, et ses supérieurs lui font vite sentir qu'ils aimeraient la conserver à leurs côtés.
Pourtant, un sentiment d'incomplétude et d'imposture l'habite.
Que se passe-t-il ?
Son manque de confiance en elle est une problématique que nous avons cernée il y a longtemps. Si cette jeune femme est encore sujette au doute, elle a depuis pris en assurance, appris à valider ses compétences.
Mais voilà : aujourd'hui elle occupe un poste de responsable d'équipe. Elle est "le boss"...


vendredi 23 septembre 2016

une thérapie du contact

Souvent on me questionne sur la spécificité de la gestalt-thérapie.
Il me semble que le plus éclairant est de la décrire comme une thérapie qui s'intéresse en premier lieu à la notion du contact : contact avec l'autre, contact avec son environnement au sens large. Avec cette perspective en tête, on peut facilement remarquer que toute problématique (pourrait-on dire toute pathologie ?) est une problématique de contact.

Le contact ici peut être décrit autant comme un instant que comme un lieu, le moment et l'endroit où deux différences acceptent de se toucher : entrer en contact.
C'est aussi une modalité, une posture, une suite d'actions qui va nous permettre de rester en contact, de maintenir le contact.
On voit bien qu'ici la question de l'autre est primordiale, puisqu'on ne peut définir le contact qu'avec quelque chose d'autre. Il y a donc toujours prise en compte de l'autre, mais aussi de ma propre responsabilité. Il y a co-création.



lundi 19 septembre 2016

travail de groupe : moi et la famille

Voici l'annonce, le flyer général du cycle de cinq stages que je propose cette année avec ma collègue Yolande.

Je l'affiche avec d'autant plus de plaisir que, ce week-end j'ai participé à une réunion de psychothérapeutes où chacun est invité à parler de soi  : ses problématiques du moment.

mardi 11 décembre 2012

Le paradoxe

J'ai souvent rencontré des déçus de la psy. Des patients pour qui la rencontre n'avait pas eu lieu et qui gardaient de leur expérience un souvenir blessé, celui d'un échec. Voire, pour quelques uns, celui d'une supercherie.
Certains de ces dépités, je les ai rencontrés "hors cadre" et ils se confiaient à moi pour partager leur expérience et dans l'attente que je valide, au cours d'un dîner ou d'un vernissage, leur certitude : ce psy-là, l'autre, celui avec lequel ils avaient tenté l'aventure, était mauvais. Ou : cette psychanalyse, tellement XIXe siècle, elle était dépassée, n'est-ce pas ?

dimanche 28 octobre 2012

Une thérapie en groupe ?

C'est difficile d'imaginer que l'on puisse faire de la thérapie en groupe, tant cette pratique est souvent liée à l'idée d'une introspection, d'une intimité partagée dans le cadre d'un tête à tête.

La thérapie en groupe — différente des groupes de parole qui accueillent des personnes partageant une même problématique (par exemple la dépendance à l'alcool, le surpoids etc) — est utilisée dans le cadre de thérapies dites humanistes.
L'un de ses célèbres promoteurs est Irvin Yalom, auteur de nombreux romans à succès et également de livres tels "La thérapie existentielle"  et "the Theory and Practice of Group Therapy", titre qui a ma connaissance n'est toujours pas traduit en français.

De quoi s'agit-il, et à quoi ça sert ?

dimanche 14 octobre 2012

l'art d'être là

Une photo de Marco Anelli,
d'après la performance
de Marina Abramovic.
Il n'est pas rare que, dans certaines formes artistiques, on rencontre de la complicité. Comme si un artiste avait mis en pratique ou matérialisé une de nos pensées, un de nos désirs.
C'est chaque fois à la façon de l'artiste, donc éloigné de ce que nous aurions nous-mêmes produit pour nous exprimer, mais c'est là, troublant, et particulièrement émouvant parfois.

C'est ce qui m'est arrivé avec la performance de Marina Abramovic, qu'une fois n'est pas coutume, j'ai envie de privilégier par l'image.


mardi 9 octobre 2012

Fromage ou dessert ?

Je suis un psy atypique. Parce que je pratique aussi bien la psychanalyse que la psychothérapie.
Ça énerve tout le monde, nombre de mes confrères adorent les chapelles (ça doit les faire se sentir évêques ou papesses), ils aimeraient que tout soit bien rangé dans des petites cases et surtout, que les pratiques soient incompatibles les unes avec les autres. Peur de la contamination, de la frontière poreuse.