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mercredi 1 mars 2017

s'ajuster

Le verbe s'ajuster est un verbe que j'utilise depuis que j'ai fait la connaissance de la gestalt thérapie. J'aime beaucoup ce terme. C'est en fait : s'ajuster à.
Cela reflète bien la prise en compte de ses propres besoins et de ceux de l'autre, et l'invention d'un moyen terme qui permet à ces deux exigences de se rencontrer. J'ai toujours en tête l'image de ces ponts que l'on construit, l'ouvrage s'élevant simultanément sur les deux rives et ses deux parties s'aboutant à merveille au milieu du fleuve.

Ce pourquoi ce terme fait partie du vocabulaire de la gestalt thérapie, c'est que celle-ci s'intéresse particulièrement au contact. Contact entre deux individualités, contact entre soi et l'environnement : il y a donc du 2 (deux besoins) avec lequel on tente de faire du 1 (une action, un projet etc).

mercredi 28 septembre 2016

moi et la famille : groupe du 15 et 16 octobre

C'est dans quinze jours maintenant que va débuter notre cycle de stages. Les thèmes proposés par ma collègue Yolande et moi-même sont issus de notre expérience, de notre pratique avec les patients.

Ces cinq thèmes, quelque soit la façon dont on les aborde, rejoignent les problématiques principales que nous voyons à l'oeuvre dans nos cabinets d'analyse ou de thérapie.
Nous débutons avec le thème du groupe familial, groupe d'origine, que j'ai déjà évoqué dans le billet "les atouts du groupe de thérapie".

vendredi 23 septembre 2016

une thérapie du contact

Souvent on me questionne sur la spécificité de la gestalt-thérapie.
Il me semble que le plus éclairant est de la décrire comme une thérapie qui s'intéresse en premier lieu à la notion du contact : contact avec l'autre, contact avec son environnement au sens large. Avec cette perspective en tête, on peut facilement remarquer que toute problématique (pourrait-on dire toute pathologie ?) est une problématique de contact.

Le contact ici peut être décrit autant comme un instant que comme un lieu, le moment et l'endroit où deux différences acceptent de se toucher : entrer en contact.
C'est aussi une modalité, une posture, une suite d'actions qui va nous permettre de rester en contact, de maintenir le contact.
On voit bien qu'ici la question de l'autre est primordiale, puisqu'on ne peut définir le contact qu'avec quelque chose d'autre. Il y a donc toujours prise en compte de l'autre, mais aussi de ma propre responsabilité. Il y a co-création.



jeudi 15 septembre 2016

nouveau départ

Encore une source d'inspiration :
que faire de cette expérience de blog interrompu ?

D'abord la décrire, pour ce qu'elle m'apparaît en premier.
Quelques billets publiés (il y a des années) avec une volonté affichée de transmettre et d'expliquer certaines choses sur la psy qui me semblaient se tenir en coulisses et mériter plus de lumière. Afin d'éviter les ombres inutiles.
Et puis plus rien. Le peu de temps dont je disposais a été englouti dans d'autres projets rédactionnels. Il n'y a donc pas eu volonté, décision de ne plus publier.
Mais rétrospectivement, je trouve que j'aurais dû prendre conscience du processus à l'oeuvre et acter cette fin, publier un billet de mise en sommeil.

jeudi 17 janvier 2013

Les atouts du groupe de thérapie

Dans un billet plus ancien je livrais quelques indications concernant la thérapie en groupe, notations qui portaient principalement sur le cadre et sur la comparaison avec un travail en tête-à-tête. Le billet précédent, sur les fêtes de fin d'année, me donne l'occasion de détailler d'autres spécificités et bénéfices de l'expérience groupale.
L'actualité (le mariage pour tous, les manifestations pour ou contre) a donné lieu à de nombreux commentaires sur ce qu'est ou ce que devrait être une famille. Ce qui m'intéresse ici, c'est de rappeler cette simple lapalissade : la famille est avant tout un groupe.

mardi 11 décembre 2012

Le paradoxe

J'ai souvent rencontré des déçus de la psy. Des patients pour qui la rencontre n'avait pas eu lieu et qui gardaient de leur expérience un souvenir blessé, celui d'un échec. Voire, pour quelques uns, celui d'une supercherie.
Certains de ces dépités, je les ai rencontrés "hors cadre" et ils se confiaient à moi pour partager leur expérience et dans l'attente que je valide, au cours d'un dîner ou d'un vernissage, leur certitude : ce psy-là, l'autre, celui avec lequel ils avaient tenté l'aventure, était mauvais. Ou : cette psychanalyse, tellement XIXe siècle, elle était dépassée, n'est-ce pas ?

mardi 9 octobre 2012

Fromage ou dessert ?

Je suis un psy atypique. Parce que je pratique aussi bien la psychanalyse que la psychothérapie.
Ça énerve tout le monde, nombre de mes confrères adorent les chapelles (ça doit les faire se sentir évêques ou papesses), ils aimeraient que tout soit bien rangé dans des petites cases et surtout, que les pratiques soient incompatibles les unes avec les autres. Peur de la contamination, de la frontière poreuse.

lundi 30 juillet 2012

Le prix du désir

Une jeune amie l'autre soir me raconte qu'elle a été voir un psychothérapeute. C'est une femme que j'aime bien, sans la connaître depuis très longtemps, ni très intimement. J'apprends à cette occasion que cette démarche était pour elle "une première".