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jeudi 13 avril 2017

moi et le désir : groupe du 29 et 30 avril


- "Est-ce que tout le monde est comme moi ?", me demande cette jeune femme.
- "Comme vous ? Que voulez-vous dire...?"
- "Comme moi, à ne jamais savoir ce que je veux", répond-elle, les yeux marqués par l'émotion.

Non, tout le monde n'est pas comme elle. Chacun possède sa propre économie du désir, singulière, qui est aussi une façon de se décrire aujourd'hui et maintenant.

mercredi 5 avril 2017

le désir

C'est peu dire que le thème du désir s'invite souvent dans les séances de thérapie : on pourrait presque dire qu'il n'y est question que de ça, de désir.

Le terme peut sembler flou : parle-t-on de pulsion, de satisfaction d'un besoin, de projection fantasmatique dans l'avenir, de rêve éveillé, de caprice...?
Le mot peut aussi paraître sulfureux, appartenir à la sphère langagière du plaisir, des humeurs, du superflu, de la séduction.

Pour avancer, soyons simple et regardons les choses prosaïquement.

Ce que nous constatons c'est que le désir naît dans notre corps. Qu'il décrit, s'adresse à quelque chose - ou à un état - qui n'est pas encore là, qui est désiré. Il y a moi /maintenant, et moi/plus tard, ce moi/plus tard augmenté de cet objet qui nous manque, ou de cet état qui nous fait défaut.

samedi 16 février 2013

les lasagnes et les secrets de famille

Loin de moi le désir de commenter un fait d'actualité* à la manière des encadrés qu'on trouve parfois dans la presse sur le mode "l'avis du psy", comme si
1) les psys avaient un avis sur tout, 2) cet avis était forcément pertinent.

C'est au contraire d'autres commentaires sur l'affaire de la viande hachée, des créations graphiques humoristiques, qui ont attiré mon attention sur la question.
Celle-ci, à gauche, puis un dessin vu sur Internet, signé de Deligne. On y voit deux hommes, l'un (homme de la ville) demande à l'autre (homme de la campagne).
- Ils sont de quelle race vos boeufs ?
L'autre, derrière lequel on devine un enclos où sont parqué des chevaux :
- Ce sont des lasagnes.

mardi 11 décembre 2012

Le paradoxe

J'ai souvent rencontré des déçus de la psy. Des patients pour qui la rencontre n'avait pas eu lieu et qui gardaient de leur expérience un souvenir blessé, celui d'un échec. Voire, pour quelques uns, celui d'une supercherie.
Certains de ces dépités, je les ai rencontrés "hors cadre" et ils se confiaient à moi pour partager leur expérience et dans l'attente que je valide, au cours d'un dîner ou d'un vernissage, leur certitude : ce psy-là, l'autre, celui avec lequel ils avaient tenté l'aventure, était mauvais. Ou : cette psychanalyse, tellement XIXe siècle, elle était dépassée, n'est-ce pas ?