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mercredi 1 mars 2017

s'ajuster

Le verbe s'ajuster est un verbe que j'utilise depuis que j'ai fait la connaissance de la gestalt thérapie. J'aime beaucoup ce terme. C'est en fait : s'ajuster à.
Cela reflète bien la prise en compte de ses propres besoins et de ceux de l'autre, et l'invention d'un moyen terme qui permet à ces deux exigences de se rencontrer. J'ai toujours en tête l'image de ces ponts que l'on construit, l'ouvrage s'élevant simultanément sur les deux rives et ses deux parties s'aboutant à merveille au milieu du fleuve.

Ce pourquoi ce terme fait partie du vocabulaire de la gestalt thérapie, c'est que celle-ci s'intéresse particulièrement au contact. Contact entre deux individualités, contact entre soi et l'environnement : il y a donc du 2 (deux besoins) avec lequel on tente de faire du 1 (une action, un projet etc).

mercredi 26 octobre 2016

le corps familial

Quand on parle de famille, les patients évoquent immédiatement les rapports qu'ils entretiennent avec leurs parents, leurs frères et soeurs. Il est moins évident pour eux, dans un premier temps, de nommer les processus d'identification et de contre identification à l'oeuvre dans le groupe, ainsi que les problématiques liées aux loyautés familiales, celles-ci étant souvent implicites.

Ces phénomènes pourtant conditionnent la plupart de nos façons d'agir, même inconsciemment, comme par exemple la façon de nous nourrir, de nous vêtir, de construire notre corps etc.
Des choses qui parlent de nous, qui colorent notre rapport au monde, sans en passer cependant par la parole.

vendredi 23 septembre 2016

une thérapie du contact

Souvent on me questionne sur la spécificité de la gestalt-thérapie.
Il me semble que le plus éclairant est de la décrire comme une thérapie qui s'intéresse en premier lieu à la notion du contact : contact avec l'autre, contact avec son environnement au sens large. Avec cette perspective en tête, on peut facilement remarquer que toute problématique (pourrait-on dire toute pathologie ?) est une problématique de contact.

Le contact ici peut être décrit autant comme un instant que comme un lieu, le moment et l'endroit où deux différences acceptent de se toucher : entrer en contact.
C'est aussi une modalité, une posture, une suite d'actions qui va nous permettre de rester en contact, de maintenir le contact.
On voit bien qu'ici la question de l'autre est primordiale, puisqu'on ne peut définir le contact qu'avec quelque chose d'autre. Il y a donc toujours prise en compte de l'autre, mais aussi de ma propre responsabilité. Il y a co-création.