mercredi 1 mars 2017

s'ajuster

Le verbe s'ajuster est un verbe que j'utilise depuis que j'ai fait la connaissance de la gestalt thérapie. J'aime beaucoup ce terme. C'est en fait : s'ajuster à.
Cela reflète bien la prise en compte de ses propres besoins et de ceux de l'autre, et l'invention d'un moyen terme qui permet à ces deux exigences de se rencontrer. J'ai toujours en tête l'image de ces ponts que l'on construit, l'ouvrage s'élevant simultanément sur les deux rives et ses deux parties s'aboutant à merveille au milieu du fleuve.

Ce pourquoi ce terme fait partie du vocabulaire de la gestalt thérapie, c'est que celle-ci s'intéresse particulièrement au contact. Contact entre deux individualités, contact entre soi et l'environnement : il y a donc du 2 (deux besoins) avec lequel on tente de faire du 1 (une action, un projet etc).

mardi 14 février 2017

quelle autorité ?


Pas plus tard qu'hier, le thème de l'autorité s'est imposé lors d'une séance avec une patiente.

Récemment engagée dans une institution en CDD, cette patiente s'intègre rapidement : elle est formée aux procédures de travail de l'entreprise, elle obtient de bons résultats avec les usagers de l'institution, et ses supérieurs lui font vite sentir qu'ils aimeraient la conserver à leurs côtés.
Pourtant, un sentiment d'incomplétude et d'imposture l'habite.
Que se passe-t-il ?
Son manque de confiance en elle est une problématique que nous avons cernée il y a longtemps. Si cette jeune femme est encore sujette au doute, elle a depuis pris en assurance, appris à valider ses compétences.
Mais voilà : aujourd'hui elle occupe un poste de responsable d'équipe. Elle est "le boss"...


jeudi 2 février 2017

moi et l'autorité : groupe du 25 et 26 février

Les thèmes de nos groupes ont été déterminés en fonction des questionnements le plus souvent rencontrés dans le cadre de nos thérapies. Famille, corps, et maintenant pour notre troisième regroupement : autorité.
C'est peu dire qu'avec les événements de la vie politique française actuelle la question de l'autorité est sur le devant de la scène.


Les figures de l'autorité institutionnelle ou instituée sont mises à mal : les statues jetées à terre. D'autres s'effritent qui ont assis leur pouvoir sur des valeurs que finalement elles n'incarnent pas.

mardi 13 décembre 2016

la force du fragile

Occupé ce week-end par notre groupe Moi et le corps, je n'ai découvert qu'hier la prestation de Patti Smith devant l'Académie suédoise.

Comme chacun le sait sûrement, la chanteuse, venue représenter Bob Dylan pour la remise du prix Nobel de littérature à Stockholm, avait choisi d'interpréter A Hard Rain's a Gonna Fall. 
De façon imprévue, l'émotion lui a fait oublier les paroles du second couplet et, s'interrompant, Patti Smith s'est excusée, a exprimé sa nervosité en souriant et a demandé à reprendre le morceau pour terminer sa prestation en beauté.


Saisi par la force poétique de ce moment, je l'ai visionné plusieurs fois sur Internet. N'est-ce pas une évidente démonstration de la force, de la puissance de la vulnérabilité ?