samedi 16 février 2013

les lasagnes et les secrets de famille

Loin de moi le désir de commenter un fait d'actualité* à la manière des encadrés qu'on trouve parfois dans la presse sur le mode "l'avis du psy", comme si
1) les psys avaient un avis sur tout, 2) cet avis était forcément pertinent.

C'est au contraire d'autres commentaires sur l'affaire de la viande hachée, des créations graphiques humoristiques, qui ont attiré mon attention sur la question.
Celle-ci, à gauche, puis un dessin vu sur Internet, signé de Deligne. On y voit deux hommes, l'un (homme de la ville) demande à l'autre (homme de la campagne).
- Ils sont de quelle race vos boeufs ?
L'autre, derrière lequel on devine un enclos où sont parqué des chevaux :
- Ce sont des lasagnes.

jeudi 17 janvier 2013

Les atouts du groupe de thérapie

Dans un billet plus ancien je livrais quelques indications concernant la thérapie en groupe, notations qui portaient principalement sur le cadre et sur la comparaison avec un travail en tête-à-tête. Le billet précédent, sur les fêtes de fin d'année, me donne l'occasion de détailler d'autres spécificités et bénéfices de l'expérience groupale.
L'actualité (le mariage pour tous, les manifestations pour ou contre) a donné lieu à de nombreux commentaires sur ce qu'est ou ce que devrait être une famille. Ce qui m'intéresse ici, c'est de rappeler cette simple lapalissade : la famille est avant tout un groupe.

mardi 8 janvier 2013

Les fêtes de fin d'année

Décembre est un mois d'appels téléphoniques.

De nouveaux patients se décident, sur un mode abattu ("Ce désir de psy que je traîne depuis des années...."), ou sur un mode surexcité ("Non, vraiment, ce n'est plus possible..."), beaucoup sont mus par la perspective du retour annuel des fêtes de fin d'année.

mardi 11 décembre 2012

Le paradoxe

J'ai souvent rencontré des déçus de la psy. Des patients pour qui la rencontre n'avait pas eu lieu et qui gardaient de leur expérience un souvenir blessé, celui d'un échec. Voire, pour quelques uns, celui d'une supercherie.
Certains de ces dépités, je les ai rencontrés "hors cadre" et ils se confiaient à moi pour partager leur expérience et dans l'attente que je valide, au cours d'un dîner ou d'un vernissage, leur certitude : ce psy-là, l'autre, celui avec lequel ils avaient tenté l'aventure, était mauvais. Ou : cette psychanalyse, tellement XIXe siècle, elle était dépassée, n'est-ce pas ?